Dans quels cas faut-il mettre en place une nutrition entérale ?

La nutrition entérale est adaptée lorsque l’alimentation par voie orale est difficile, insuffisante ou impossible.

2 conditions à son utilisation :

L’alimentation par voie orale est impossible

L’alimentation par voie orale est impossible car :

  • les voies digestives hautes sont obstruées (cas de certains cancers),
  • le patient ne peut pas s’alimenter (coma).

Les « fausses routes »

Les voies digestives hautes sont opérationnelles mais le bol alimentaire tend à passer par la trachée plutôt que par l’œsophage : on parle alors de « fausse route ».

Les causes de ces « fausses routes » sont :

  • nerveuses suite à un accident vasculaire cérébral par exemple,
  • musculaires : les muscles actionnant les mécanismes de déglutition sont altérés.

La déglutition peut aussi être douloureuse (mucite, inflammation post-opératoire).

Des apports nutritionnels insuffisants

Malgré une alimentation orale possible, les apports nutritionnels sont insuffisants. Dans ce cas, une dénutrition peut s’installer insidieusement et rendre le patient plus fragile aux agressions. Ce déséquilibre peut être dû à plusieurs causes :

  • un manque d’appétit : causé par différents contextes : états dépressifs, anorexie, effets de certains traitements ou médicaments, …
  • un besoin accru en énergie : dû à certaines pathologies qui vont fortement solliciter l’organisme comme le cancer, la mucoviscidose…Les escarres et les interventions chirurgicales lourdes vont entraîner un besoin supérieur en énergie et en protéines.
  • une malabsorption de certains nutriments, dans le cas de pancréatite ou d’ablation importante de certaines parties de l’intestin, ou une inflammation (maladie de Crohn). Dans ce cas, les apports et les besoins sont normaux, mais la digestion des aliments se fait de manière moins efficace.